There and back again, TiFlo's humble tale

16 février 2010

Paris, 16 février 2010

Paris, ça sent :

1- la clope

2- le parfum

3- La belle fringue

4- Le pain chaud

5- Les gaz d’échappement

Dans un bar, boulevard de Bercy. Premier sandwich au pâté depuis plus d’un an. Moment de bonheur. Trois heures plus tôt, au T3 de l’aéroport Charles-de-Gaulle, accueilli avec le sourire par le jeune douanier d’origine maghrébine.

Le groupe d’amis qui occupaient le coin de la véranda quand je suis arrivé vient de partir. Ça débattait vivement de la vie, du gouvernement, des gens. Le patron, genre Pied-noir dans la cinquantaine, un peu bourru mais au franc sourire, converse tout aussi énergiquement avec les habitués accoudés au bar. Un des piliers m’a apporté mon verre d’eau. Un autre, né en Algérie, conte la transformation de ses copains d’enfance qui se sont tous fait « pousser la barbe ». Sans animosité. Juste des regrets.

J’ai marché de la Gare de Lyon jusqu’à chez Claire. J’ai fini par arrêter de prendre des photos quand j’ai failli me faire foutre en l’air par un livreur de la Poste un peu trop zélé. C’est fou la quantité de monuments au km².

Le petit noir bien serré me surprend. Je cherche l’eau entre les grains de café. Dans le kiosque à journaux devant le bar : le calvaire des profs, les règlements de compte au sein du gouvernement, les élections, Marie Drucker et Louise Bourgoin. Et Laurent Blanc dans le cœur des Français pour remplacer Raymond Domenech. Mon absence n’a pas du être si longue que ça.

Je ne m’étais pas rendu compte à quel point on jure à tout bout de champs.

En passant devant l’École Communale du 12ème Arrondissement, une plaque commémore la disparition de ses enfants juifs qui ont été déportés entre 1944 et 1945. Aucun d’entre eux n’est revenu des camps de la mort. Une Conquête en chasse une autre…

Je viens tout juste d’apercevoir les dizaines de bouteilles d’alcool vides, essentiellement du vin, soigneusement posées autour du gros conteneur à verre à l’angle de la rue.

6- Un accent que les Canadiens français trouvent bien souvent snobinard. Un peu comme les Anglais pour les Américains.  J'avoue qu'ils m'ont bien eu sur ce coup là

Sur le parvis de la Gare de Lyon, à ma gauche : « Tour de Lyon ». Intrigué, je lève le nez pour contempler l’ampleur de la bête architecturale. Trop haut, trop vite. Je ne trouve que le ciel. Le 12ème n’est pas encore la Défense. Ça n’est peut être pas si mal. Plus c’est haut, moins ceux qui sont en bas voient le jour.

Les vitrines des pâtisseries sont alléchantes. Celles des librairies le sont tout autant. Un tel étalage de culture et d’art de vivre est presque vexant.

Les flics roulent en voitures flambant neuves. Un article du Monde d’hier dressait un constant peu reluisant du manque de moyens technologiques dans les collèges et lycées du pays.

Un groupe de mômes déguisés en cowboys et en Indiens, avec plein de sorcières dans le lot, passe devant nous. Je me suis fait traiter de touriste par des ados devant un collège un peu plus tôt. Non content de trimballer ma valise depuis ce matin, je crois que je n’ai pas vraiment le look local…

7- Les moteurs 2 temps

Il fait à peine 5° C. Le soleil aide un peu, mais je regretterais presque d’avoir laissé la veste à Ottawa. C’est bien la peine de venir chercher un été précoce.

Tout à l’heure, je suis resté comme deux ronds de flan devant un feu rouge : de l’autre côté de la rue, le feu était vert, personne ne daignait passer. Lorsqu’il est finalement passé au rouge, tout le monde a démarré en trombe. Perplexe, j’ai fini par remarquer l’autre feu, le bon celui-là, de notre côté de la rue. Il y a cinq ans, à Waterloo, j’avais coupé la route à tout le monde en allant sagement m’arrêter au pied du feu rouge, de l’autre côté de l’avenue. Depuis ce jour, Heidi s’enlève des cheveux blancs tous les matins. J’ai cessé il y a longtemps, vaincu par le nombre.

L’inévitable coup de barre consécutif au voyage se fait attendre. J’ai un peu peur qu’il tombe ce soir, alors qu’on doit attraper Vincent et sa belle qui rentrent d’Amsterdam ( ?). Le hasard fait parfois bien les choses. Et Claire ayant éventé la surprise, je me gave de cafés pour retarder l’appel de Morphée. Dieu qu’ils sont serrés ! Dans la soirée, Vincent appellera : bloqués à Anvers à cause de problèmes de trains. On remettra à plus tard...

Les motards allument comme des dingues. En un an, même sur l’autoroute, je n’ai jamais vu ça. Les flics canadiens feraient leur quota mensuel en une après-midi ici. Pendant ce temps là, ils sont rendus à verbaliser les cyclistes qui terrorisent les vieilles sur les trottoirs d’Ottawa. Il n’y a même pas 24 heures, je faisais du patin sur la glace du Canal Rideau. Passer d’un continent à l’autre est devenu tellement insignifiant.

La pharmacie qui jouxte le bar est ouverte. Vais-je y trouver des chips et du soda ? J’aurai sans doute oublié d’aller checker au moment de payer ma consommation.

Les ados ont toujours leur sac Eastpack vissé sur le dos. Certaines modes ont la vie dure.

Une cliente au comptoir est en train de se plaindre du machisme du patron. La discussion vire sur les homosexuels. Je me disais bien qu’il y avait des limites à l’amabilité de mes hôtes.

Sur les flancs des bus de la RATP, des annonces pour des portes blindées, et le dernier film de José Garcia. Tiens, je l’avais oublié lui !

Très peu de gros dans la rue. Même pas obèses, juste un peu enveloppés. Il faut croire que courir entre les voitures ça maintient en forme.

L’odeur de cigarette qui semble stagner dans l’air me change de celle des donuts. Je ne suis pas sur de savoir laquelle est pire que l’autre.

Sur les portes vitrées de la véranda, le nom du bar : « ortèMeL ». À l’envers, vu de dehors, ça doit marcher un peu mieux.

Un motard vient de s’emplafonner une voiture. Ça ne semble pas émouvoir les gens plus que ça. Je ne vois rien, une voiture est stationnée devant la scène. Les pompiers arriveront cinq minutes plus tard.

Une femme est entrée, a demandé à utiliser les toilettes, ce qui lui a été accordé, puis a remercié et est repartie. Laissant le taulier lâcher une tirade sans fin sur les gens qui ne manquent pas d’air, qui croient qu’on est là pour rendre service, qu’on n’a pas de charges à payer, etc.

I’m back home. And it feels good.

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22 août 2008

Le nombril du monde

  La dernière fois je vous avais donné rendez-vous la semaine suivante. Hé hé. Ç'aurait été trop beau de m'y tenir, pensez-vous. Ce retard conséquent mérite bien une petite explication.

   Depuis plusieurs mois j'ai envie de vous parler du Québec, cette Belle Province à l'ouest de laquelle, vue de France, plus rien n'existe d'autre que les chutes du Niagara et les États-Unis. Aussi, quoi de mieux que de profiter de notre petite virée aux célébrations des 400 ans de la ville de Québec (rien que ça) début juillet pour disserter un peu là-dessus. Mais voilà, il se trouve que c'est pas vraiment de la promotion touristique que j'allais faire. À vrai dire, si j'avais rédigé quelque chose dans la foulée, on aurait très vite sombré dans la vulgarité. Alors j'ai préféré m'abstenir, attendre que ça murisse un peu et que la température retombe. On est entre gens de bonne compagnie après tout. C'était sans compter sur la capacité de quelques uns d'entre nos lointains cousins à nous gratifier régulièrement des réflexions que leur procure leur sagesse millénaire. Parce que, voyez-vous, Observer le Québec depuis l'autre côté de la rivière c'est un peu comme zapper entre McGyver et les apparitions de Bush et Sarkozy, louée soit sa pensée bienveillante. McGyver parce que chaque jour que Dieu fait vous amène une nouvelle histoire, Bush et Sarkozy, ses lumières nous éclairent, parce qu'à chaque fois qu'ils ouvrent la bouche tu crois qu'ils viennent de toucher le fond, et le lendemain, oh miracle de l'insondable abysse qu'est le cerveau humain, ils te prouvent que la psychologie a de beaux jours devant elle en sortant une connerie encore plus grosse que la précédente.

   C'est pourquoi, chers amis, je me contenterai ici de vous résumer un été charmant de « vus et entendus » et d'actualité québéco-québécoise. Les propos suivants n'engagent bien entendu que moi, d'autres vous tiendront un discours différent.

   Ça commence aux 400 ans de la ville de Québec. Je dis bien « de la ville de Québec », parce que franchement, on sait plus trop ce qu'il en est une fois qu'on s'y trouve. 400 ans de présence française en Amérique, 400 ans de la ville ou encore 400 ans de province du Québec. Et aussi faux historiquement parlant soit-il, c'est cette dernière qui semble l'emporter dans le cœur des gens. Soit.

«Mon Québec 2008 » ça s'appelle.

   Ça donne le ton. Et ça, faut reconnaitre qu'il n'y a pas mieux nommé. On a été plusieurs à s'y rendre séparément durant l'été, ben on en est tous reparti avec le sentiment un peu nauséeux que c'était vraiment leurs 400 ans, et qu'ils avaient surtout pas l'intention de partager. D'autres vous diront qu'ils avaient pas envie d'être récupérés par le gouvernement fédéral. On peut en discuter. Mais dans la rue, c'était surtout un grand moment d'autosatisfaction béate, mêlé à la nostalgie d'une époque disparue. Le spectacle officiel, au demeurant artistiquement très beau, rassemblait une kyrielle d'artistes québécois tous plus vieux les uns que les autres. Non parce que, excusez-moi, mais Robert Charlebois et Dianne Dufrèsne (dont je ne critique aucunement la qualité de l'œuvre) c'est pas à proprement parler les forces vives et l'avenir de la province. Quoi que ça a semble-t-il plu à l'assistance, qui question âge moyen, rivalisait sans problème : devant nous s'étalait une forêt de têtes grisonnantes, à la peau bien blanche, et agitant tous avec fierté un petit drapeau du Québec (et non pas de Québec, je la refais mais c'est parce que ça m'énerve). Bon, pourquoi pas on se dit. Ils sont nostalgiques de leurs luttes passées (Révolution Tranquille dans les années 60-70), du rêve qui allait avec et des progrès qui ont suivi. C'est louable. Là où ça l'est moins c'est qu'il y a une absence flagrante de regard vers l'avenir, de transmission aux jeunes, bref de renouvèlement. Puis vint la réflexion suivante, commise sur scène par le comédien jouant Champlain : « Quand un Européen et un Indien se rencontrent, ça donne un Québécois ! » Les métis apprécieront. Je vous rapporte pour résumer grossièrement l'état d'esprit contemporain au Québec vis-à-vis des Autochtones ce que m'a dit un jour une prof de l'Université d'Ottawa : « les Québécois, ils se réclament tous un ancêtre Indien, mais il n'y en a aucun qui voudrait en avoir un pour cousin ». Et vint enfin, pour clore le spectacle, l'« hymne » québécois, la très jolie chanson écrite par Gilles Vigneault en 1975, Gens du Pays, dont le refrain lance :

  « Gens du pays c'est votre tour                                                                        De vous laisser parler d'amour »    

Vous l'avez compris, à l'époque c'était fort. Maintenant, les jeunes québécois ils ont tous des I-pod, papa et maman un SUV et la maison qui va bien en banlieue. Mais c'est toujours bien vu de se plaindre des misères que nous ont fait les Anglais depuis la Conquête (1763) et de l'oppression qui a fait de nous des Nègres blancs d'Amérique. Bon. On continue bien à chanter la Marseillaise, c'est pas pour autant que les hordes barbares sont aux frontières.

   Alors on s'en va déambuler dans les rues décidément très belles du vieux Québec, construites sous le régime français et préservées depuis. Mais c'est un peu comme à Paris, y a toujours un local pour vous gâcher la fête. En l'occurrence, là c'était un artiste montréalais qui faisait des acrobaties sur son bmx devant le Château Frontenac. Et que je te parle en français, et que je te parle en anglais, et que je te raconte ma vie, et que je t'embrouille... vous connaissez les ficelles du spectacle de rue. Et que je te demande qui vient d'Europe (en anglais), « faites du bruit ! », « wouéééé ! », et que je te demande qui vient des États-Unis (toujours en anglais), « faites du bruit ! », « wouéééé ! », et que je te demande qui vient du Québec (en anglais encore) , « faites du bruit ! », « WOUÉÉÉÉ !!!! ».

Évidemment.

Et que je te rajoute juste derrière (en français cette fois) « on sent bien les Québécois, vous êtes plus vivaces, plus dynamiques ! », terminant cette brillante tirade par un (en français toujours) « c'est pas grave ils ont pas compris ». Rires dans l'assistance, incrédulité des gens qui n'ont effectivement pas compris la subtile vanne. On s'est barré écœurés. Et puis on est rentré dans la foulée, on en avait marre.

   La semaine suivante, tu apprends que Paul McCartney vient donner un concert sur les Plaines d'Abraham pour les 400 ans de Québec. Évidemment, tu es un peu déçu parce que tu vas rater ça, ça aurait pu être sympa. Fort heureusement, l'actualité vole à ton secours en te servant tout frais, tout chaud, la dernière farce proférée par quelques allumés nationalisant. Parce que, un Anglais sur les Plaines d'Abraham (lieu de l'infamante défaite des Français face aux Anglais en 1759), c'est pas correct. Alors on écrit une lettre à Sir Paul pour lui rappeler deux trois « fondamentaux » d'histoire, et lui signifier que c'est pas sa faute, il avait qu'à chanter en Français. Ben voyons donc. Ça a quand même fait les gros titres pendant 2 semaines, McCartney a du faire une mise au point publique et les politiques de tous bords sont montés au créneau. Résultat de l'affaire : plus de 200 000 personnes sous la scène le jour du concert. Amen.

   Passent quelques semaines de calme relatif, après tout c'est l'été, on se ménage. Seul un artiste montréalais (décidément) croisé dans les rues d'Ottawa début août vint troubler la torpeur dans laquelle nous étions plongés. Le gars faisait des tours de passe-passe, et que je discute, et que je... vous connaissez maintenant. Arrive le tour où je fais disparaitre une bouteille de bière dans un sac à bouteille de bière (sac en papier marron classique). Et là, je t'explique bien, assistance médusée, que « chez nous, au Québec », on a pas le droit de boire sur la voie publique alors on cache ça dans des sacs. Hé patate, c'est pareil de l'autre côté de la rivière ! Pauvre nouille...

   Puis commencent les JO. Et là, blam ! Scandale : les athlètes québécois n'auront pas le droit d'arborer le fleur-de-lisé (surnom du drapeau de la Belle Province) pendant les compétitions, selon un règlement émis par Pékin qui n'autorise l'apparition que des seuls drapeaux des 205 nations officiellement représentées aux JO. Ok, c'est destiné à calmer les velléités pro-tibétaines d'éventuels troubles-fêtes, mais du coup ça emmerde un peu les Écossais, les Gallois et les Flamands. Et les Québécois. Tollé au Parti Québécois, c'est inadmissible, Monsieur le Premier ministre faites-quelque chose, protestez donc, on a pas idée, etc. ! Pensez-vous. Faudrait peut-être déjà demander leur avis aux principaux intéressés, et puis ensuite faudrait qu'ils gagnent des médailles (ok, elle était gratuite celle-là).

   Et là coup de théatre, la ministre de la santé du Québec a le malheur de lâcher devant des micros qu'on ne va pas se battre pour des histoires de bouts de chiffon. Rooooh putain. L'outrage ! Colère noire de Pauline Marois (la présidente du Parti Québécois) qui rue dans les brancards, hurle à la démission, on a pas le droit de salir ainsi le drapeau et tout et tout. La ministre a du présenter ses excuses publiques...

   Voilà. Je vous épargne le mini débat sur la médiocrité visuelle de la tenue des sportifs canadiens à Pékin (c'est vrai que c'est pas joli joli), c'est bien des anglais qui ont dessiné ça, nos couturiers du Québec auraient fait mieux, etc.

Sont drôles, hein !

Je laisse à Beaumarchais le soin du mot de la fin :

« Empressons-nous de rire de tout, de peur d'être obligés d'en pleurer. »

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31 juillet 2008

Souvenons-nous

En attendant mon post sur les 400 ans de Québec, permettez cette brève intrusion dans l'actualité d'un pays qui décidément ne me fait plus rire.


Pierre Desproges -  Des juifs dans la salle
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10 juillet 2008

L'Histoire de l'Amérique, sans Mel Gibson

   Il y a 250 ans, le 8 juillet 1758, la France remportait une de ses seules victoires de la guerre de Sept Ans contre la Grande-Bretagne. En Amérique du Nord. Sous les murs du Fort Carillon, au bord du Lac Champlain (actuel État de New York aux États-Unis), le Marquis de Montcalm repoussait avec 3500 Français et Canadiens les 16000 Anglo-américains marchant sur Montréal, sauvant la colonie cette année là et offrant un répit supplémentaire à la Nouvelle-France.

   Je vous renvoie pour plus de détails à l'article de Wikipedia sur la guerre de Sept Ans, la rubrique sur la guerre en Amérique du Nord est très bien. Mais vu que j'ai du bassiner la majorité d'entre vous avec ça depuis pas mal de temps déjà, vous n'en avez pas besoin, hein! Hein? Ok, pour ceux du fond, sachez seulement qu'elle a lieu au milieu du 18ème siècle, qu'elle oppose la France, l'Autriche et la Russie à la Prusse et la Grande-Bretagne. Pour faire simple, cette dernière a compris que l'avenir se jouerait désormais à l'échelle de la planète et non plus uniquement en Europe. En 1763, la France vaincue doit lui céder toutes ses colonies d'outre-mer, c'est la fin de l'aventure Française au Canada.

   Et comme les Américains font toujours les choses bien, grâce au Coca moins cher que l'eau, aux deux hamburgers moins cher qu'une baguette de supermarché et à la boule de glace grosse comme une balle de tennis (comme ça tu peux n'en manger que deux sans culpabiliser; j'ai du jeter la mienne que j'arrivais pas à finir, je m'en suis pas remis), ils commémorent tout ça. On allait pas laisser passer l'occasion! Enfin... j'allais pas laisser passer l'occasion. Alors j'ai vendu la chose à Heidi en incluant dans le package un peu de camping, de la rando dans la montagne et des vacances tranquilles avec son amoureux. Pensez-vous, elle a couru! Et hop nous voilà partis à l'aventure vers les States, la Toyota pleine de bordel et mon visa périmé depuis 1 mois dans la poche.

   Ben on a pas été déçus. Mais alors vraiment pas. Parce que d'abord ça fait trop plaisir de voir des montagnes, des vraies. Parce qu'ensuite ils m'ont pas fait chier à la frontière et que la douanière a même été aimable, ce qui vous reconnaîtrez devient rare par les temps qui courent au pays de Mickey. Parce qu'aussi ça faisait près de six années que j'attendais de voir les régions sur lesquelles je travaille (qui a parlé de pélerinage?). Enfin parce que quand on fait de l'«histoire vivante» ici, c'est autre chose que du Château de Tiffauges. Et on s'attendait à quelque chose de bien et de beau: c'était au-delà de tout ça.

   Et plutôt que de me répandre en explications interminables, la moitié d'entre vous a déjà du décrocher, je vous propose de voir tout ça en photos. Et pour être bien sur que vous vous farcissez la soixantaine avec les commentaires que j'ai passé deux jours à trier et rédiger, y a pas de diaporama. Na.

STP64368 Ah si. J'avais pas assez de place pour commenter cette photo dans l'album, alors je vous la met là.

Là y a une histoire ! Si si.

   Pour faire court j'ai failli mourir à cause que j'ai manqué de mettre le pied (droit) dans un serpent à sonnette. Oh non, pas celui-là. On l'a vu de loin celui-là, parce que pensez-vous, on se méfiait. Mais 1/2 heure avant on se méfiait pas. En fait, on se méfiait plus. Parce que les serpents à sonnette on les attendait, on nous avait prévenu, sur la face rocheuse et ensoleillée de la montagne où on marchait. Pas dans les marécages sur le chemin du retour, après 5h de rando bien éprouvantes, et avec la nuit pas très loin. Et oui: on avait plus vraiment les yeux en face des trous à ce moment là. Pour tout dire, j'étais en pilote automatique depuis quelques temps déjà, et Heidi avait adopté son attitude caractéristique qui consiste à fixer mes pieds jusqu'à l'hypnose pour pas perdre le rythme.
   Elle somnolait donc dans mon sillage (je suis pas sur que rendu là la somnolence soit la bonne expression) alors que je tentais de contourner des hautes herbes baignant dans la flotte. Autant vous dire que le méga bon en arrière que je fis subitement, à défaut de lui mettre mon sac dans la face, la réveilla au moins suffisamment pour qu'elle ne mette qu'une vingtaine de seconde (au bas mot) à repérer le tas de viande brune, enroulée entre deux branches mortes et la tête dressée immobile, que je pointais du doigt silencieusement à 2-3 mètres de nous.
Ok, y a pas mort d'homme me direz-vous. Mais croyez bien qu'on était vraiment pas chaud à l'idée de devoir désormais avancer dans les hautes herbes, sachant qu'un truc comme ça tu le vois déjà pas bien de jour et que tu sais pas si tu seras à la voiture avant la nuit (et qu'en bon conquistador t'as pas d'anti-venin dans le sac).

   Maman, ton fils va bien. Les jambes un peu flageolantes certes, mais ça va. Et puis ça fait des histoires à raconter pour impressionner le quidam.

   La semaine prochaine, vous découvrirez si les douaniers canadiens sont aussi indulgents que leurs collègues américains avec les clandestins. Bonne lecture!

 


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05 juin 2008

L'oncle d'Amérique

   Depuis un mois Heidi et moi avons déménagé, nous trouvant finalement bien à l'étroit avec notre colocataire. Après trois mois de recherches intensives on a fini par trouver un logement digne de nos illustres nombrils. «On» est ici bien présomptueux, tant il est vrai que je me suis essentiellement contenté de balayer d'un rapide oui ou non les dizaines d'offres que me présentait patiemment Heidi. Et globalement c'était quand même plus souvent non que oui. Elle est cool ma copine, hein ! En fait, il faut bien le dire et je sens que ça vous chatouille le bout de la langue, je suis un gros connard. Mais ça ça doit rester entre nous, parce que je crois qu'elle s'en est pas encore aperçu.

   Franchement, vous pensez bien qu'avec le raffinement qui nous caractérise on allait pas se jeter sur la première chambre de bonne venue ! C'est vrai quoi, on a des exigences, merde. Enfin. «On»... Bref.

   Alors on s'a trouvé un petit nappart de derrière les fagots, je vous en dis que ça ! Non en fait je vous en dis plus, parce que sinon ça aurait pas grand intérêt. Quelque chose comme 900 pieds carrés je crois (Heidi est pas là pour vérifier et comme c'est elle qui sait ce genre de trucs...), je sais pas ce que ça fait en mètres carrés mais en tout cas c'est vachement grand ! Encore plus dans le centre-ville que là où on était avant ; remarquez que ceux d'entre vous qui ont pu venir à Ottawa vous dirons que le centre-ville il est pas bien grand. Et que ça ressemble plus à Alès ou à La Roche-sur-Yon qu'à Paris. Ok, avec un peu plus d'activité quand même hein, y a même des noirs et des Chinois, mais tout ça reste très propret. Un peu le royaume de Babar, le roi des éléphants, vous voyez ?

   Bon alors : 900 pieds carrés, un séjour très spacieux, une cuisine énorme, une chambre... une chambre quoi, voilà, et tout pleins de placards partout partout pour ranger le bordel qu'on a pas trop encore mais qu'on aura un jour quand on aura suffisamment d'argent pour acheter des choses qui servent rien qu'à remplir l'appartement pour faire style que ouh là là, on a trop bourlingué ! Et la vue. Superbe baie vitrée sur toute la longueur de l'appart, et le balcon qui va bien avec. Tout ça au 9ème étage d'une résidence bien comme il faut avec la petite musique dans l'entrée et située dans une rue pleine de petits restos et parsemée de nombreux arbres tout verts avec des oiseaux qui gazouillent dans les branches. Et plusieurs bars gays aussi en bas. Et c'est pas tout ! Au bout de la rue on a vue sur Chinatown, et de l'autre côté on a vue sur le canal Rideau ! Non en fait on le voit pas le canal, il est trop loin. Mais il est quand même au bout de la rue hein  (entre nous, Carole aussi elle est au bout de la rue ; sauf qu'elle est à 2-3km de là) ! Et cerise sur le gâteau, là, pile en face de nous, dominant de toute sa flamboyance les tours du centre d'affaires qui nous séparent, arborant fièrement le drapeau national qui flotte au sommet de la Tour de la Paix, déployant toute la beauté de ses toits cuivrés verdis par les éléments : le Parlement. Et oui les blaireaux, on a vue sur le Parlement, ça vous les coupe hein ! Autant vous dire que tout le gotha outaouais se précipite à nos soirées désormais parmi les plus olé-olé de la capitale.

   Et comme le poids des mots n'a d'égal que le choc des photos, quoi de mieux que de renouer avec la bonne vieille tradition de l'album photos que personne n'ira voir, sauf les stagiaires du MAE qui semble-t-il n'ont que ça à faire.

   Et un grand merci aux gens qui nous ont filé un coup de main pour le déménagement et la peinture (Nicolas est descendu de l'avion pour passer 2 jours enfermé dans l'appartement à peindre, il a du apprécier), même si je les ai pas tous en photo : Emir, Rachel, Carole, Nicolas, Mark, Julien et Cédric, qui n'ont pas oublié de sécher avant de partir les 2 packs de 24 qu'on avait pourtant bien pris soin de planquer.

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08 avril 2008

Mes courants d'air cérébraux

    Lundi après-midi, on est allé au lycée où travaille Heidi avec Carole. Un de ses collègues, aussi de nos amis, y entraine l'équipe féminine de volley-ball qui rencontrait l'équipe d'un lycée voisin. Marc (c'est son nom vous l'aurez compris) était aussi à Nantes il y a quatre ans, dans une autre promotion que celle d'Heidi. Et maintenant il enseigne avec elle ; comme quoi, le monde est vraiment pas grand.
Hier après-midi donc, c'était également l'occasion pour Carole de visiter l'école. Elle a pris des tas de photos qu'elle vous fera certainement partager sur son blog. Mais ça n'est pas l'objet de mon post. Ni le match des filles d'ailleurs. Match qu'elles ont de toute façon perdu, en quatre sets très disputés. Ne cherchez pas non plus de photos, croyez bien que je me les garde !

    Non, en fait, c'est pour vous parler de mon téléphone que je raconte tout ça. Pour faire court, sachez simplement qu'il m'a suffit de 5 secondes d'acharnement et de force brute et entêtée pour réduire à néant mon magnifique motorola tri-bande ; que j'avais négligemment posé sur le coffre de la voiture en arrivant à l'école, et que j'ai mis quelques temps à localiser après avoir ouvert ce même coffre pour y ranger deux-trois affaires. Bien sur, vous la voyez tous venir la connerie : une fois les dites affaires rangées dans le dit coffre, il faut bien le refermer. Le coffre. Sans aucune pensée pour le téléphone. Et ce malgré une irritante mauvaise volonté à fermer comme il faut alors que vous insistez plusieurs fois, claquant plus fort à chaque nouvel essai, transformant lentement mais surement l'écran du petit bijou technologique en pâle reproduction d'un tableau de Kandinsky.

    Et entre le moment où j'ai finalement réalisé que  1) tient ? qu'ai-je fais de mon téléphone ; 2) ah oui, il était sur le coffre ; 3) merde... et celui où j'ai effectivement réalisé l'étendue de ma bourde, Carole a eu la présence d'esprit (bien involontaire je vous l'accorde) de prendre cette photo, immortalisant la connerie de bibi et la position fort inconfortable dans laquelle s'est trouvé mon téléphone l'espace de deux minutes. En passant, permettez moi de souligner quand même que Carole, ben elle prend vraiment n'importe quoi hein. Parce qu'à moins de vouloir vendre sa photo à «Turbo», je vois pas trop ce qu'elle cherchait à prendre. En passant.
S5002388

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02 avril 2008

La bouffée d'air frais

    Il y a des histoires, de celles que vous lisez en accompagnant le tournage de page d'un « allez, juste une de plus », ça vous revigore pour la journée.

    Ça commence lors d'une de ces journées de merde, où vous vous levez à reculons, où il n'y a plus un bol de propre et de toute façon c'est pas grave parce qu'il n'y a plus rien à mettre dedans, où vous vous dites en regardant les infos que, décidément, la France est devenue un pays de merde où les journalistes essuient bien les morceaux qui dépassent, où vous allez bosser en pataugeant dans la neige fondue, neige fondue dans laquelle les voitures semblent prendre un malin plaisir à passer à toutes berzingues, en faisant surtout attention à ne pas vous rater. Et de toute façon vous n'avez pas envie de bosser, comme ça c'est clair. Mais bon faut ce qu'il faut, et vous avez cette saloperie de travail à rendre dans les jours qui viennent alors vous vous y collez, bon gré mal gré. Mais vous réalisez bientôt que vous n'êtes pas vraiment efficace devant votre écran d'ordinateur, qui vous regarde avec des airs de « ben alors feignasse, l'heure tourne et t'en fiche pas une ». En fait, vous êtes complètement inutile, et votre glande dont l'assiduité professionnelle ferait pâlir de jalousie les agents de la Sécu fait sans aucun doute perdre un fric monstre à l'Establishment (feignantise chronique que d'aucuns imputent ici à un fait culturel bien français). Concrètement, vous fixez désespérément votre page blanche et, oui, l'heure tourne et ça commence à pas sentir très bon.

    Cependant, faudrait pas vous laisser abattre. Alors, dans un élan désespéré pour retarder le moment fatidique où vous n'aurez vraiment plus d'autre choix que de taper furieusement sur votre pauvre clavier pour bâcler un énième papier, vous allez fureter sur les blogues (francisation angliciste des québécois pour « blog ») des copains. Des fois qu'ils aient rajouté des trucs intéressants depuis la dernière fois. Et là, pour votre plus grand malheur, parce que vous sentez immédiatement que, décidément, c'était écrit que vous n'en ficheriez pas une aujourd'hui, vous trouvez la perle. La perle.

    Merci à Carole qui a dégoté ce petit bijou, fait de plaisirs et de mots simples, d'humour et d'humanité. Et merci à Charly le prof qui m'a définitivement planté mon vendredi dernier.

En passant, pour ceux que ça inquièterait (on ne sait jamais) j'ai quand même réussi à finir mon travail.


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27 mars 2008

Les moutons... suite / et le reste

Ahoy!

    Ok, ça a pas d'allure mais je vais bâcler ça en 3/3. Ça va faire une semaine que je devais rédiger ce post. Manque de pot, J'ai passé cette semaine à réinstaller plusieurs fois mon ordinateur, frôlant à 2 reprises la perte définitive de mes données de travail. Croyez-moi, j'ai vu la fin prématurée de mes études, ça faisait longtemps que je m'étais pas ch... dessus comme ça. Bref, tout ça pour dire que tout est rentré dans l'ordre, mais que j'ai du coup pas mal de retard dans mon boulot, et c'est vraiment pas le moment. Mais alors vraiment pas.

    Les moutons donc.  La semaine dernière, les étudiants de l'université d'Ottawa votaient pour élire leurs représentants aux différents postes que l'administration daigne leur accorder. Bien entendu, ça se passait à deux niveaux: la FÉUO (Fédération des Étudiants de l'Université d'Ottawa) pour les étudiants du premier cycle, et la GSAÉD (Graduate Students Association/des Étudiants Diplômés) pour ceux des 2ème et 3ème cycle, sages d'entre les sages, etc. je vous refais pas le topo. Les trois semaines précédentes étaient donc consacrées à la campagne électorale. Putain le battage! Débats avec sono, photographes et pizza gratuite (vous avez aussi compris que la bouffe fait partie des meubles), campagnes d'affichage monstrueuses avec affiches validées par l'Université, etc. Autant vous dire que ça rigole pas. Sans parler des candidats qui, dès qu'ils prennent la parole ont des airs d'apprentis tribuns que ça sent bon l'antichambre de la carrière politique future. En un mot: impressionnant.
Et les moutons alors? Après trois jours pleins durant lesquels les bureaux de votes étaient accessibles en différents points du campus, seulement 3% des étudiants de premier cycle se sont acquittés de leur droit de vote. Ça représente à peine moins que les quelques 200 étudiants diplômés qui se sont bougés le cul pour élire leurs représentants. Et ils sont contents.
C'est marrant, le même jour je recevais un courriel de l'Université de Nantes rendant compte des résultats des élections étudiantes là-bas au même moment. Avec deux jours (à la française) d'ouverture des bureaux de vote, le président annonçait 13,96% de participation de ses étudiants.

    Terminer sur cette note grinçante ne serait pas vraiment original, et il me faut saluer l'arrivée d'une nouvelle expatriée parmi nous: Carole! Avec une demi-journée de retard à l'aéroport de Montréal causée par les delais engendrés suite à la tempête d'il y a trois semaines, elle est finalement bien arrivée. Elle s'installe tranquillement, prend des photos de tout (ok, pas autant que Julien, mais elle en est quand même à photographier sa cuisinière et sa machine à laver), fait la touriste et refuse obstinément d'acheter une bonne grosse paire de bottes pour aller dehors. Du coup elle a fait l'expérience des sacs plastiques dans les chaussures pendant quelques jours, ce qu'elle s'est bien gardée de vous dire. Mais elle a la classe dans ses chaussures trempées. L'honneur est sauf, et la french touch aussi!

    Ça devient une habitude (au demeurant fort pratique), madame a ouvert un blog où je vous encourage bien entendu à aller jeter un œil régulièrement (lien en haut à gauche).

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Soirée bienvenue/anniversaire chez Montana's (détails sur les blogs de Julien et Carole).

Je parlai de bâcler quelque chose tout à l'heure... Voilà voilà.

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05 mars 2008

A tribute to «Lou Païs»

    J'ai pas grand chose d'excitant à vous raconter, ces dernières semaines ont été pas mal occupées par le boulot, donc il ne s'est rien passé d'extraordinaire (ok, Julien a des photos de nous en patins sur le canal Rideau, mais à par ça...).

    À défaut de mieux, voici donc un montage vidéo qui, au début m'a fait sourire, et a fini par me tirer les larmes tellement ça me rappelle mes années lycée. N'y voyez rien de péjoratif, j'ai beau être intarissable sur la médiocrité ambiante, j'éprouve quand même une certaine tendresse pour tout ça. D'autant plus que je n'ai absolument pas à me plaindre de mon adolescence. Bien au contraire, Ce ne sont que d'excellents souvenirs, dans cet d'environnement fait de voitures tuning, de travail à l'usine et de misère intellectuelle, où la vie tourne autour de la sortie en boite du samedi soir. Ça peut en vexer certains, mais un chat est un chat, et de toute façon inculte ne veut pas dire stupide. Bien au contraire, les qualités humaines ne s'apprennent pas, et un con avec un diplôme reste un con. Point.
    Donc, cette jeunesse alésienne, que je résume de manière un peu réductrice à cette vidéo, je suis très fier d'en venir. Tout comme je suis très fier aussi d'en être sorti. Je m'aperçoit maintenant, au bout de cinq ans d'université, qu'on est très peu à avoir grandi dans ce milieu à arriver là (en fait, dans les gens que je fréquente à Ottawa, on est deux). Être passé par là évite d'avoir le regard condescendant du Bobo et de mépriser tout ça, en l'observant de très haut, parce que ça ne va pas au théâtre et que les gros beaufs sont quand même vraiment vulgaires avec leurs blousons Nike multicolores. Même si ça ne m'empêche pas de le penser. Et que, aussi, j'aime bien les blousons fluos avec des marques dessus.
   
    Et puis, faut bien avouer que Vincent Delerm, ça sort pas terrible sur un Caisson de 500W.

    Pardonnez moi l'écriture un peu décousue et l'argumentaire brouillon, mais ce qui commençait comme un simple post introductif à la vidéo a tourné au billet d'humeur, aussi médiocre soit-il.

Merci à Vincent pour la vidéo.


SIGNATUNE (Dj Mehdi / T. Bangalter edit)
envoyé par BECAUSE_MUSIC

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14 février 2008

Bête et méchant

Y pas d'âge pour être amoureux. Joyeuse St-Valentin !

DMF_40_LRG

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06 février 2008

Les moutons d'ici

UoOcommerceLa couverture de La Rotonde, le journal des étudiant francophones de l'Université d'Ottawa la semaine dernière, reprenant le logo de L'université normalement appelée «L'Université Canadienne».

    L'Université d'Ottawa (UoO), comme toutes ses consœurs anglo-saxonnes, fonctionne sur un modèle d'entreprise. Et assure à ce titre une bonne partie de son financement grâce à des fonds privés. On peut en penser ce qu'on veut, y a pas à chier, ça permet quand même d'avoir du matos et des livres. Cependant, à l'UoO, ça prend des dimensions inquiétantes. Le catering (tout ce qui concerne l'approvisionnement en bouffe et en boisson) du campus est monopolisé par des grandes compagnies (Coca-Cola, Starbuck, Second Cup, etc.) qui ont un contrat d'exclusivité, ce qui entrave les quelques initiatives étudiantes dans ce domaine (café étudiant, sandwicheries et autres). On se retrouve même avec un café dans le bâtiment de la BU. Blasphémie ! Certaines unités sont financées par des industriels privés, qui se voient en retour décerner des doctorats honorifiques, un musée à leur gloire dans les bâtiments au sommet desquels leur nom domine la ville en enseignes lumineuses, j'en passe et des meilleures (la faculté de gestion a même été renommée d'après un de ces «mécènes»). Bien entendu, toutes les tractations se déroulent dans le secret le plus total, au mépris de toute règle constitutionnelle. C'est pourquoi la semaine dernière, quelques étudiants ont finalement décidé de secouer le bordel, en organisant une réunion dans le centre étudiant. C'était sympa : on était une petite centaine sur 32 000, ça a pas l'air de les avoir contrarié plus que ça. Motivés les gens, motivés ! Pendant ce temps, la queue dans le café installé au rez-de-chaussé de la BU (je vous raconte même pas comment c'est un hall de gare) ne désemplissait pas. Désespérant.

Depuis, je me suis fait dire que les étudiants d'Ottawa sont quand même des bons enfants à leur parents, que peu d'entre eux ont du voir la moindre facture de leur vie et que, après tout, ça changera sans doute jamais : «quand l'appétit va tout va», comme disait Obelix. Et comme me l'a affirmé très naturellement une collègue de séminaire il y a trois jours, «un voyage en Europe par an, c'est le minimum pour se changer les idées». L'envers du décor sans doute...

    Pour finir sur une bonne note et pour bien montrer que J'aime cracher dans la soupe, j'ai trouvé un job. À l'université bien entendu. On est une dizaine d'étudiants à bosser pour une prof qui travaille sur la traite des fourrures. Ça s'invente pas. Le job consiste à compiler une base de données la plus complète possible sur tous les pauvres types qui partaient dans l'Ouest canadien chasser le castor au 19ème siècle. Je généralise un peu, mais en gros c'est ça. C'est un projet pluriannuel commandité par le Conseil National des Métis, qui sont les descendants d'Européens et Autochtones. C'est sympa, ça paye un salaire de ministre et en plus je me sens un peu utile. C'est cool. Et sinon, j'ai maintenant trois profs référants à l'UoO. Et toujours pas de nouvelles de Nantes. C'est moins cool, et je commenterai pas.

Tiens bon la rame !

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14 janvier 2008

"Stare"

Stare
Maria McMorbid, sur DeviantArt.com.

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07 janvier 2008

Merry Christmas ho ho !

And a happy new year too !
Misery_dude_1_by_Spiderwriter   

    Et oui, encore une fois, j'ai pas été génial sur la mise à jour. Surtout que le collègue du pays des banques et du fromage neutre a pris le temps lui. Je dis ça parce que plusieurs d'entre vous ont pris l'habitude d'aller voir son blog pour se tenir au courant de ma vie. Grand bien vous en a pris. Et vous seriez bien avisés de continuer, vu qu'il raconte la partie sympa de notre break de Noël. Il est descendu avec nous dans la famille d'Heidi, faire un peu de tourisme et passer Noël "en famille" avant de se barrer à New York pour le Nouvel An. Donc journée à Toronto dans la grisaille ; journée aux chutes du Niagara sous la flotte la veille de Noël (genre personne à part nous et la pluie); séances photos dans la campagne de Waterloo et bouffes à n'en plus finir.

    Je dis partie sympa parce qu'après être rentré à Ottawa, les foudres des Dieux sont tombées sur mon gros nombril poilu : mon ordinateur a rendu l'âme. Comme ça, un matin, il a plus voulu démarrer. Joyeux Noël ! Vous me direz, y a pas mort d'homme. Certes non, mais y aussi plus moyen de bosser. Je vous passe les détails, mais on a finalement trouvé un machin potable (moins de 48h pour chercher et prendre une décision, je t'expliquerai maman). Du coup, on va manger des pâtes au beurre pendant quelques temps. Attention, on pourra quand même mettre du jambon dedans le dimanche, hein !
À part ça, la vie va plutôt bien. Comme il faut bien aussi parler du temps, on est passé de -30° jeudi dernier à +5° ce matin ; je vous raconte pas comment c'est digoulasse la fonte des neiges express. Heidi a repris le boulot ce matin (contente), et j'ai attaqué la session d'hiver (content aussi). Ah oui, les chats ont cessé de pisser partout (vraiment contents), je suis sur que ça vous tardait de savoir.

    Je vais pas en rajouter plus. Je vous invite à nouveau à jeter un coup d'oeil sur le blog de Julien. Et ne me dites pas que c'est de la fainéantise de ma part : je ne vois pas l'intérêt de vous bombarder de photos qui ressemblent à d'autres que vous avez déjà pour la plupart tous vus. Julien a le mérite de porter un regard neuf sur pas mal de choses auxquelles je prétais attention il y a 4 ans et sur lesquelles je ne m'arrête plus forcément. Et puis, la neige ça reste blanc d'une année sur l'autre, et je préfère vous épargner les inévitables photos de soirées qui sont les mêmes partout.

    Oh p..., j'allais oublier ! Il y a un mois de ça je me suis fait arrêter par les condés en voiture. Je ramenais un pote chez lui après une soirée au pub sur le campus et j'ai eu le malheur de m'engager sur une voie de bus sans faire attention, alors que deux voitures de superviseurs de la régie de transport stationnaient 100m plus loin. Ils m'arrêtent donc, et appellent les flics. En moins de 10min, j'avais 2 voitures de flics derrière moi et une troisième en attente pour voir si ça partait en vrille. Plus les deux de OC Transport. Après quelque chose qui devait ressembler à «shut down the engine sir and step out of the car», j'ai du répondre à une floppée de questions sur ma vie, celle d'Heidi (propriétaire de la voiture) et de Serge qui poireautait sagement dans la voiture par -20°. Je me suis ensuite fait lire mes droits et fouillé avant de monter dans une voiture pour un contrôle à l'éthylomètre. Le pauvre flic (très pro au passage, j'étais pas habitué) était ravi de constater que j'avais à peine une bière dans le sang, et aussi navré qu'autant de monde ait été bloqué pendant une demi-heure. En passant, j'ai eu la chance de tomber sur un jeune premier très correct, mais il faut pas non plus croire que les flics canadiens sont des nounours. En octobre dernier, quatre officiers de la police montée ont dessoudé un immigrant polonais au Tazer à l'aéroport de Vancouver (scène filmée en ligne sur le site de CBC, vous êtes pas obligé). Le seul tort du pauvre gars était apparemment de ne pas comprendre l'anglais. Y a eu scandale au pays des gentils castors et des caribous guillerêts, où on s'est rendu compte qu'avec un flingue, les cons sont les mêmes partout. Fin de l'histoire.

    Voilou. Merci à toutes celles et ceux qui ont envoyé leurs voeux ou des nouvelles; j'attaque les réponses dès que j'ai fini ce post. Et pardon pour les fautes un peu partout, j'ai du mal avec le clavier canadien-français.

++

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05 décembre 2007

Les news en retard

On dirait la France...

    Trêve de blague pas drôle, j'avais une échéance assez importante aujourd'hui, j'aurais pas eu le temps plus tôt. Apparemment l'info est arrivée jusqu'en France: on s'est mangé une moche de tempête de neige dans la nuit de dimanche à lundi, je vous dit que ça. Quelque chose comme 25cm en 24h, le paysage était un peu blanc. Ecoles fermées, parcours du combattant pour se rendre à l'université (ou n'importe où en ville vu que dans un premier temps, les trottoirs servent de déversoirs pour la neige évacuée de la chaussée). C'est revenu à la normale hier dans la journée, mais on a des tas de neige assez impressionnants un peu partout en ville. Et vu qu'il fait quelque chose comme -15° depuis, ça fond rien du tout. C'est l'fun.

Radio Canada évoquant les dégâts. C'est à peu de choses près la même qu'en France quand ça arrive, avec 24cm de neige en plus.

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Les chasse-neiges à Montréal lundi matin. Ça déménage!

A part ça trois petites photos du weekend en raquettes (c'est avant la tempête de neige):
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29 novembre 2007

Mes "booties"

STP63357    Ayé c'est l'hiver. C'est beau, c'est tout blanc, et c'est surtout bien froid. Et on a toujours pas allumé le chauffage, qui n'est malheureusement pas gratuit. A ce propos, les nord-américains ont une forte propension à gaspiller l'énergie que c'en est indécent. Ça laisse la lumière allumée partout tout le temps, ça chauffe comme c'est pas permis l'hiver (le plaisir satisfait de se promener à poil dans la maison quand il fait -20° dehors) et ça climatise jusque dans les chiottes l'été. Les bienfaits du progrès me direz-vous. Sans doute, sans doute...

    Tout ça pour vous montrer mes nouvelles charentaises. J'avais un peu froid aux pieds dans l'appart., alors je m'a trouvé ça: sobriété, élégance, finesse de la coupe; la classe américaine, hein!

    Et comme il se doit, on a foncé dans les bois le weekend dernier pour profiter des kilos de neige encore immaculée. Trois petites photos (la connexion internet est pas terrible ce matin). De gauche à droite:
- Heidi dans le Parc de la Gatineau, l'Outaouais au fond
- La même le cul dans la neige
- Le petit nouveau: Julien, le camarade suisse, sans gruyère ni chocolat (si, dans le sac) et avec le sourire

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    Je Vous encourage d'ailleurs fortement à aller voir son blog (lien dans la colonne de gauche). Vous y trouverez plein d'infos et de commentaires intéressants, et accessoirement, sans doute plus de photos d'Heidi et moi qu'ici ^^

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22 novembre 2007

Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver

Merci Gilles.

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    Radio cliché, bonjour! Aujourd'hui est un grand jour, puisque les premiers flocons font leur apparition. Et comme il faut s'il vous plait! Donc vous avez droit à la vue ce matin en ouvrant les rideaux. Et il fait froid. Comme il faut aussi (-16° RFT à 13h).

J'en profite aussi pour vous présenter les deux sales bêtes pleines de poils qui vivent avec nous:
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Ce matin, ça découvrait la neige sur le balcon de manière assez frileuse.


Voilà, c'était bref, et c'est tout pour aujourd'hui!

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12 novembre 2007

Je me souviens...

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    En cette période de souvenir (rappelons que le 11 novembre c'était hier, je ne vous ferai pas l'affront de vous en dire plus), parlons un peu de "comment c'est qu'y font les Canadiens?" quand en France c'est jour férié (wouééé pique-nique en famille sous la pluie!), petits drapeaux français/européen sur les rétroviseurs des bus des transports en commun et gerbe sur le soldat inconnu. L'un dans l'autre, cette dernière me semble plus au propre qu'au figuré d'ailleurs. Bref.

    Oui, car les Canadiens ont combattu pour la liberté dans la boue des tranchées aux côtés de nos illustres ancêtres! Le 9 avril 1917, sur la crête de Vimy, petite bourgade de l'Est français fort sympathique et réduite alors à un tas de ruines, les bucherons entrent dans l'histoire. En une journée de combats, le contingent canadien s'empare de "ce que les troupes françaises et impériales n’ont pas réussi à prendre en 2 ans" (je cite Wikipédia, et ça va très bien). Plus de 10 000 boys gisent le nez dans la boue. On est fier, et on le dit! Nom de Dieu.

    Au Canada, "l'Armistice" c'est "Remembrance Day" (le Jour du Souvenir). Durant toute la semaine qui précède, les gens arborent au revers de la veste ce petit coquelicot ("poppy"), en signe de souvenir. Quand je dis les gens, j'entends une bonne partie de la population, sans distinction aucune. C'est assez impressionnant, et j'avoue, je trouve ça aussi très beau. De là à savoir comment ils considèrent cet acte, je n'ai pas discuté avec suffisamment de monde pour me lancer dans des généralités. Donc je constate et j'admire. Ce coquelicot d'ailleurs, c'est quoi? C'est la référence au poème In Flanders Fields écrit par un chirurgien militaire canadien en 1915, qui relate son désarroi face à la guerre et au sacrifice humain. Ça commémore donc à tout va, on en mange à toutes les sauces, et surtout on n'oublie pas! On applaudi.

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La parade du 11 novembre 2007 devant l'Université d'Ottawa. Merci à Claire qui avait fait le déplacement pour les photos!






    Et pourtant. Pourtant, il y a un truc qui gêne là. Un peu plus à l'Est sur la carte. Oui, ici précisément, en Afghanistan. Je rappelle qu'on s'étripe joyeusement chez les Talibans s'y bat pour la paix, la démocratie et le contrôle des champs d'opium la liberté (y a même des Français mais, comme c'est bien connu à l'étranger, le Français est un trouillard et ils opèrent donc dans un secteur "pacifié"). Aussi, que fait-on quand on mène une guerre qui s'éternise, que les pertes s'accumulent et qu'on a toujours pas trouvé Oussama? Et oui, on en saupoudre un peu le souvenir des guerres passées. Beaucoup même. Et on secoue vigoureusement pour que la mayonnaise prenne bien. Et, Oh surprise!, ça marche! Résultat: des spots télévisés très bons sur la mémoire quant aux deux guerres mondiales, dans lesquels sont insérées des espèces d'images subliminales venues d'Afghanistan. Résultat? La journée du souvenir organisée dans le lycée d'Heidi vendredi a tourné à la séance de recrutement. Ils avaient invité un sous-off fraichement rentré d'Afghanistan avec tous ses morceaux ensembles. Qui leur a parlé de la guerre, de ses camarades morts "là-bas", et du sacrifice suprême. Pourquoi pas, rien de bien choquant (je me permet de rappeler en passant qu'il y a plus de 250 000 vétérans de la Seconde Guerre mondiale encore vivant au Canada, et j'imagine tout aussi prêts à partager leur expérience avec la jeunesse). Ce beau militaire avait apporté un court film à montrer aux lycéen(ne)s (antépénultième interruption pour rappeler que les plus jeunes ont 14 ans). Et c'était quoi ce putain de sa race de film de merde documentaire dédié au souvenir? Un de ces spots produits par l'armée pour diffuser dans les centres de recrutement, véritable jeux vidéo dans lequel on est ébloui par la puissance de feu des Canadiens (les bons), comment c'est fun de piloter un char comme on fait des 360° dans le champ de maïs du père avec son 4x4 de Redneck, comment ça déchire de tenir entre ses mains un flingue qui tire des balles grosses comme ton avant-bras, j'en passe et des meilleures, le tout sur fond de rock hardcore comme on en passe dans les casques des équipages de blindés pour les stimuler avant un combat. Les mauvais dans tout ça? On les voit pas. Y en a même pas! Les pertes? Y en pas pas non plus. Les "dommages collatéraux"? etc. Et le souvenir dans tout ça me direz-vous? Heidi et une bonne partie de ses collègues ont eu la gerbe. En bon canadiens, ils ont laissé filé, attendant le retour en classe de lundi pour en parler comme ils le peuvent. Amen.

    Et qu'est-ce qu'on a fait nous, écœurés par tant d'hypocrisie et d'aveuglement? On aurait pu aller suivre les commémorations nationales qui se tenaient à deux pâtés de maison (premier ministre, gouverneur général, coups de canons et tout le tintouin), comme ça, parce qu'après tout, c'est quand même un événement, hein! Non pensez-vous, on allait pas cautionner pareille mascarade enfin. Voyons. Alors on a pris la voiture, et on est parti se cacher dans les bois toute la journée, au milieu des lacs et des ours, satisfaits de critiquer à tout va. Après nous le déluge, et merci les boys!

"Bien sûr, celle de l'an quarante
Ne m'as pas tout à fait déçu
Elle fut longue et massacrante
Et je ne crache pas dessus
Mais à mon sens, elle ne vaut guère
Guèr' plus qu'un premier accessit
Moi, mon colon, celle que j' préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"

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05 novembre 2007

Weekend au Mont-Tremblant

    Je viens de mettre en ligne quelques photos prises lors de notre rando dans le Parc du Mont Tremblant au Québec au début du mois d'octobre. Les photos sont pas si belles que ça, vu qu'on a eu la flotte deux jours sur trois... J'ai fait ce que j'ai pu, et de toute façon si vous êtes pas content c'est pas pire!

    L'album photo se trouve en bas de la colonne des albums à droite (aussi accessible directement par le lien).

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31 octobre 2007

Interlude publicitaire

Elle me fait pisser de rire! Pardon les gens...

Et si jamais ça s'affiche pas pour x raison, voici le lien: Diet Dew commercial

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25 octobre 2007

Mi-cha-ëëëël est de retouuuuur ! (alléluia?)

    Ça y est, tous mes travaux de mi-semestre sont bouclés. La remise en route a pas été simple ! C'est que, mine de rien, 1 an de maitrise à la française et on perd vite l'habitude de bosser (pardon, je blague pas totalement)... Je sais pas si ça vous parle, mais vu que c'est un peu à cause de ça que vous avez pas eu de nouvelles plus fraiches, voilà les fautifs :
- "La question nationale au Canada français et au Québec" : Interprétations de la Conquête par Henri-Raymond Casgrain, Lionel Groulx et Guy Frégault ;
- "New-France and the Atlantic world" : Réflexions sur l'art de la guerre indienne.
Voilà voilà. Ces considérations sur mon œuvre étant faite, passons sans plus tarder à ma vie.

    Forcément, je vais aller vite, parce que si je me met à vous raconter deux mois d'un coup, je vais choper des crampes aux doigts. Début septembre : semaine "d'intégration", au cours de laquelle le staff du bureau international de l'Université s'est donné tout le mal possible pour nous montrer que le Canada, quand même, c'est génial. Et aussi que, attention, Ottawa est une ville franchement dangereuse, faut pas sortir seul(e) après le couvre feu (si, tu peux, mais en prenant soin d'appeler les étudiants volontaires de la "foot patrol" pour t'accompagner, c'est mieux). C'est beau le royaume de Babar... Ceci dit, ils sont quand même bien sympa, compétents et disponibles, et organisent pleins d'activités pour que, quand on rentre dans nos pays du Tiers-Monde, on puisse dire "Ouah, le Canada c'est trop bien!". On va pas leur en vouloir.

Photo des étrangers en question sur les marches du Parlement. Je suis quelque part dessus :
Ottawa__tudiants_d__change_2007_2008

    Sinon depuis, pas grand chose d'extraordinaire. Semaines boulot, weekends rando dans les bois/roller et buvages de coups avec les collègues du cycle supérieur. Ça va plutôt pas mal.

    Je suis en train de me dire que, si je veux pouvoir vous raconter mes anecdotes et autres facéties, je devrais changer de méthode. Autrement dit, écrire moins à chaque fois, mais plus souvent. Ce que je fais de ce pas, en vous souhaitant une bonne journée, et en vous invitant à revenir régulièrement (je vais tacher de faire au moins une mise à jour par semaine, aussi minable soit-elle). A titre d'exemple, j'ai les photos et le compte-rendu du weekend passé dans le parc du Mont Tremblant sous le coude, ça devrait suivre dans pas longtemps (et j'espère que le petit lifting du blog vous plait).

    Ah si, avant que j'oublie. Pour le troupeau de gnous mal dégrossis qui s'est plaint de la musique : sachez, bande d'ingrats, que comme la date du post l'indique, elle date du 12 juillet. Et que j'ai rédigé mon post du 4 septembre (putain, c'est vieux!) le jour même. Concrètement, la musique, aussi larmoyante soit-elle je vous l'accorde, n'était pas destinée à accompagner ma "prose pleine de pathos" (cité dans le texte), mais plutôt à rester dans le fond, sans déranger la lecture du blog. Essayez donc de vous concentrer maintenant, sans couper le son (promis, la nouvelle ne restera pas longtemps)!!!

Stay tuned !

TiFlo

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