05 juin 2008
L'oncle d'Amérique
Depuis un mois Heidi et moi avons déménagé, nous trouvant finalement bien à l'étroit avec notre colocataire. Après trois mois de recherches intensives on a fini par trouver un logement digne de nos illustres nombrils. «On» est ici bien présomptueux, tant il est vrai que je me suis essentiellement contenté de balayer d'un rapide oui ou non les dizaines d'offres que me présentait patiemment Heidi. Et globalement c'était quand même plus souvent non que oui. Elle est cool ma copine, hein ! En fait, il faut bien le dire et je sens que ça vous chatouille le bout de la langue, je suis un gros connard. Mais ça ça doit rester entre nous, parce que je crois qu'elle s'en est pas encore aperçu.
Franchement, vous pensez bien qu'avec le raffinement qui nous caractérise on allait pas se jeter sur la première chambre de bonne venue ! C'est vrai quoi, on a des exigences, merde. Enfin. «On»... Bref.
Alors on s'a trouvé un petit nappart de derrière les fagots, je vous en dis que ça ! Non en fait je vous en dis plus, parce que sinon ça aurait pas grand intérêt. Quelque chose comme 900 pieds carrés je crois (Heidi est pas là pour vérifier et comme c'est elle qui sait ce genre de trucs...), je sais pas ce que ça fait en mètres carrés mais en tout cas c'est vachement grand ! Encore plus dans le centre-ville que là où on était avant ; remarquez que ceux d'entre vous qui ont pu venir à Ottawa vous dirons que le centre-ville il est pas bien grand. Et que ça ressemble plus à Alès ou à La Roche-sur-Yon qu'à Paris. Ok, avec un peu plus d'activité quand même hein, y a même des noirs et des Chinois, mais tout ça reste très propret. Un peu le royaume de Babar, le roi des éléphants, vous voyez ?
Bon alors : 900 pieds carrés, un séjour très spacieux, une cuisine énorme, une chambre... une chambre quoi, voilà, et tout pleins de placards partout partout pour ranger le bordel qu'on a pas trop encore mais qu'on aura un jour quand on aura suffisamment d'argent pour acheter des choses qui servent rien qu'à remplir l'appartement pour faire style que ouh là là, on a trop bourlingué ! Et la vue. Superbe baie vitrée sur toute la longueur de l'appart, et le balcon qui va bien avec. Tout ça au 9ème étage d'une résidence bien comme il faut avec la petite musique dans l'entrée et située dans une rue pleine de petits restos et parsemée de nombreux arbres tout verts avec des oiseaux qui gazouillent dans les branches. Et plusieurs bars gays aussi en bas. Et c'est pas tout ! Au bout de la rue on a vue sur Chinatown, et de l'autre côté on a vue sur le canal Rideau ! Non en fait on le voit pas le canal, il est trop loin. Mais il est quand même au bout de la rue hein (entre nous, Carole aussi elle est au bout de la rue ; sauf qu'elle est à 2-3km de là) ! Et cerise sur le gâteau, là, pile en face de nous, dominant de toute sa flamboyance les tours du centre d'affaires qui nous séparent, arborant fièrement le drapeau national qui flotte au sommet de la Tour de la Paix, déployant toute la beauté de ses toits cuivrés verdis par les éléments : le Parlement. Et oui les blaireaux, on a vue sur le Parlement, ça vous les coupe hein ! Autant vous dire que tout le gotha outaouais se précipite à nos soirées désormais parmi les plus olé-olé de la capitale.
Et comme le poids des mots n'a d'égal que le choc des photos, quoi de mieux que de renouer avec la bonne vieille tradition de l'album photos que personne n'ira voir, sauf les stagiaires du MAE qui semble-t-il n'ont que ça à faire.
Et un grand merci aux gens qui nous ont filé un coup de main pour le déménagement et la peinture (Nicolas est descendu de l'avion pour passer 2 jours enfermé dans l'appartement à peindre, il a du apprécier), même si je les ai pas tous en photo : Emir, Rachel, Carole, Nicolas, Mark, Julien et Cédric, qui n'ont pas oublié de sécher avant de partir les 2 packs de 24 qu'on avait pourtant bien pris soin de planquer.












